Tenir n’est pas toujours synonyme d’agir juste.

Dans beaucoup d’organisations, tenir reste une valeur cardinale.

Tenir la pression.

Tenir les délais.

Tenir le « cap » coûte que coûte, dans le brouillard ou la tempête.

Tenir parce qu’il le faut.

 

Ce réflexe est profondément ancré.

Et longtemps, il a été valorisé.

Mais aujourd’hui, “tenir” devient un faux ami.

Sous pression prolongée, tenir ne rend pas plus lucide.

Tenir n’élargit pas le regard.

Tenir n’augmente ni la créativité, ni la qualité des décisions.

Au contraire.

Plus un dirigeant “tient”, plus il se rigidifie.

Plus il porte sur ses épaules, moins il écoute.

Plus il endure, plus il normalise un mode de fonctionnement délétère — pour lui, et pour les autres. 

En 2026, le rôle modèle n’est plus celui qui encaisse.

C’est celui qui sait s’arrêter avant de casser, qui sait se réguler avant de durcir, qui sait se réaligner avant de décider

Continuer à glorifier l’endurance comme seule boussole, c’est exposer les leaders à l’épuisement, les équipes à l’usure, et l’organisation à une perte progressive de discernement.

Ce n’est pas de faiblesse qu’il s’agit.

C’est de justesse.

Et vous, qu’est-ce qui vous aide à sentir quand l’effort devient juste… ou excessif ?

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