Leadership sous pression : ce que je vois chez les dirigeant.e.s
Le problème du leadership aujourd’hui n’est pas un déficit de compétences.
C’est un excès de dispersion intérieure.
Depuis plus de 20 ans, ce que j’observe dans les comités de direction, ce sont des leaders compétents, engagés, courageux.
Des femmes et des hommes solides.
Mais soumis à une pression continue, à une accélération permanente, et à une sollicitation mentale quasi ininterrompue.
Soumis à une pression continue, à une accélération permanente, le dirigeant perd sa capacité à voir et à décider avec justesse.
Et ça finit forcément par se voir.
Des décisions prises… puis rouvertes.
Des tensions qui sont là, palpables, mais ne se traitent jamais vraiment.
Des priorités affichées, mais une énergie collective qui se dilue.
Les outils traditionnels ne suffisent plus ; ils sont même contre-productifs.
On ajoute alors des outils.
Des méthodes.
Des compétences de plus.
Mais on évite soigneusement de nommer le vrai sujet.
La présence.
Le leadership de soi.
Le leadership aujourd’hui commence dans l’espace intérieur depuis lequel une décision est prise.
Cette capacité à être suffisamment posé intérieurement pour :
• voir clair dans la complexité,
• décider sans s’agiter,
• tenir une direction sans se crisper,
• être pleinement là quand ça compte vraiment.
Le leadership ne commence pas dans un PowerPoint.
Il commence dans l’espace intérieur depuis lequel une décision est prise.